L’intégration de l’ODD 8 dans toutes les politiques de relance est essentielle pour atteindre les Objectifs de développement durable examinés au FPHN 2022, en commençant par l’égalité des sexes

La Confédération Syndicale Internationale (CSI) a organisé un événement en ligne en marge du Forum politique de haut niveau sur le développement durable (FPHN), le lundi 11 juillet. L’événement s’est concentré sur les priorités politiques visant à favoriser les progrès vers un nouveau contrat social pour un agenda transformateur de genre et sur le rôle de l’ONU et de ses États membres dans la mise en œuvre de ces politiques.

Le débat s’est inscrit à la fois dans le cadre des Objectifs de développement durable (ODD) qui font l’objet d’un examen lors de cette édition du FPHN et dans le cadre des recommandations politiques axées sur les ODD8 que la Confédération syndicale internationale a soumises au FPHN.

S’exprimant sur les liens entre l’égalité des sexes (ODD 5) et le travail décent (ODD 8), la présidente de COSATU, Zingiswa Losi, a souligné le besoin impératif d’actions mondiales pour s’attaquer à la crise de l’inégalité des sexes, qui a été exacerbée de manière critique par la Covid-19. S’appuyant sur des exemples au niveau mondial et en Afrique du Sud, Zingiswa Losi a décrit le défi que suppose la réalité contre laquelle des millions de femmes luttent chaque jour.

"Il est grand temps de parvenir à une justice économique pour les femmes et de reconnaître le rôle fondamental de leur travail, qui fait vivre nos sociétés", a-t-elle déclaré.

Susan Hopegood, présidente d’Éducation internationale, a évoqué les moyens de progresser vers l’égalité d’accès à l’éducation et à l’apprentissage tout au long de la vie pour les femmes (ODD 4 et 5) dans le cadre d’un nouveau contrat social. Elle a dressé une liste de six objectifs importants : 1) l’égalité d’accès à l’éducation ; 2) la remise en question des normes de genre ; 3) des données précises filtrées par sexe ; 4) des femmes à des postes de direction ; 5) l’égalité d’accès au marché du travail ; et 6) des politiques et des budgets tenant compte de la dimension de genre.

"Une éducation de qualité est un droit humain ! Et pourtant, 129 millions de filles ne sont pas scolarisées dans le monde. Il est grand temps de s’attaquer à la disparité persistante entre les sexes en matière d’accès à l’éducation dans le monde entier", a-t-elle déclaré.

La représentante spéciale auprès des Nations unies et directrice du Bureau de l’OIT pour les Nations unies, Beate Andrees, a présenté le travail que l’Organisation internationale du travail (OIT) mène en tant qu’organe principal des Nations unies dans le cadre de l’Accélérateur mondial pour l’emploi et la protection sociale pour des transitions justes. Elle a souligné l’importance de lier les politiques au financement et, par conséquent, d’avoir les différents organes du système multilatéral à bord.

"En plus de se concentrer sur l’éradication de la discrimination fondée sur le sexe, l’OIT s’efforce également de remédier à la grande inégalité des salaires qui affecte gravement les travailleurs marginalisés dans l’économie informelle et les emplois faiblement rémunérés", a souligné Mme Andrees.

En clôture de la session de discussion, Flor de Lis Vásquez, de la mission permanente du Mexique auprès des Nations unies, a présenté l’initiative mondiale "Global Alliance for Care" et expliqué les principaux objectifs de l’alliance. "Notre but est de mettre en place un programme mondial féministe de soins d’ici 2026", a-t-elle souligné.

Modéré par la directrice de l’égalité de la CSI, Paola Simonetti, l’événement s’est terminé par une session de questions avec les affiliés de toutes les régions qui ont participé à l’événement.

Cet événement a été organisé dans le cadre du FPHN 2022 et de la campagne mondiale #timefor8de la CSI.