Turquie : Plus de 100 syndicalistes arrêtés

La CSI a condamné avec véhémence les attaques en règle menées par les autorités contre le syndicat de la fonction publique en Turquie.

Le mardi 19 février, la police a délivré des mandats d’arrêt contre 167 personnes dans 28 des 81 provinces du pays, les accusant de liens avec une organisation terroriste. Elle a subséquemment procédé à l’arrestation de plus de cinquante personnes à Istanbul et perquisitionné le siège central du syndicat des travailleurs de la fonction publique KESK, à Ankara. Plus de cent membres du KESK ont été arrêtés, y compris Akman Simsek, membre du comité consultatif. M. Simsek et son épouse ont ensuite été placés en garde à vue.

En plus de monsieur et madame Simsek, la police a également arrêté une femme qui attendait d’être traitée pour un cancer. Un nourrisson de trois mois a aussi fini derrière les barreaux en compagnie de ses parents.

Ce n’est pas la première fois que la CSI est amenée à dénoncer le recours abusif aux lois antiterrorisme en Turquie. « Nous ne pouvons plus accepter que des syndicalistes soient arrêtés, détenus et incarcérés sous de fausses accusations de terrorisme.

Il incombe aux autorités turques de libérer immédiatement et inconditionnellement tous les membres de syndicats arrêtés et de s’abstenir d’étiqueter ceux-ci en tant que terroristes. Dans une vraie démocratie, les syndicalistes ont le droit de jouer leur rôle légitime sans crainte d’être arrêtés », a déclaré Sharan Burrow, secrétaire générale de la CSI.