Les employeurs minent les discussions sur un traité des Nations Unies relatif aux entreprises multinationales

La CSI a critiqué les représentants des entreprises lors d’une conférence de l’ONU à Genève cette semaine, leur reprochant de vouloir entraver tout progrès vers un traité de l’ONU qui soumettrait les activités des entreprises multinationales aux règles du droit international. La réunion, convoquée par le Bureau des droits de l’homme des Nations Unies

http://www.ohchr.org/EN/HRBodies/HRC/WGTransCorp/Session3/Pages/Session3.aspx, planche sur les éléments d’un « instrument international légalement contraignant pour la réglementation, dans le cadre du droit international humanitaire, des activités des entreprises nationales et autres entreprises commerciales ».

Les représentants de la Chambre de commerce internationale (CCI) et de l’Organisation internationale des employeurs (OIE) rejettent, de fait, l’idée-même d’un instrument légalement contraignant.
La secrétaire générale de la CSI, Sharan Burrow, a déclaré : « Un traité de l’ONU ayant force juridique au niveau international représentera un grand pas en avant à l’heure de faire tenir aux entreprises multinationales leurs responsabilités en vertu du droit international. Celui-ci s’inspirerait d’exemples nationaux tels que le Netherlands Compact et la loi française relative au devoir de vigilance, et rendrait obligatoire la diligence raisonnable, pour remédier au scandale international de l’exploitation et de l’abus dont font l’objet les travailleurs. Nous en appelons à toutes les parties impliquées dans les négociations de l’ONU à œuvrer à l’établissement d’un traité robuste qui garantisse, une fois pour toutes, droits et justice aux travailleurs.

L’industrie multimilliardaire de la ‘responsabilité sociale des entreprises’ n’a rien fait pour les millions de travailleuses et travailleurs des chaînes d’approvisionnement mondiales qui restent acculés à des emplois précaires et dangereux et des salaires de faim. Le modèle des chaînes d’approvisionnement mondiales est défaillant, et tandis que les entreprises multinationales bénéficient de toutes sortes de protections légales, trop nombreuses sont celles qui refusent d’accepter qu’elles aussi ont des responsabilités légales, a fortiori vis-à-vis des personnes dont le travail génère les bénéfices qu’elles engrangent. »

Lire la déclaration de la CSI et de la Fédération internationale des ouvriers du transport à la réunion de l’ONU

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