Géorgie : Violence et manque de respect pour le dialogue social

La CSI s’est jointe à la CES et l’ITF pour exprimer sa profonde préoccupation à propos de la dispersion par la police, le 24 août 2017, d’une manifestation pacifique à laquelle participaient des travailleurs des chemins de fer géorgiens, des syndicats et des activistes communautaires.

Trois salariés ont initié des actions de protestation contre la Société des chemins de fer de Géorgie en organisant un sit-in devant le siège social de l’entreprise, après avoir été informés que leur lieu de travail allait être transféré à une distance de 150 kilomètres, sans qu’aucune disposition ne fut prise concernant leurs déplacements quotidiens ni la moindre indemnité proposée. Malgré le soutien dont ils ont bénéficié de la part de syndicalistes et d’activistes communautaires, les travailleurs ont été expulsés de force par les autorités et leur campement a été détruit. La police a dispersé les protestataires et détenu des dizaines de militants.

« Une fois encore, les manœuvres en sous-main des employeurs ont affaibli ce qui aurait dû être une législation qui protège adéquatement les travailleurs contre l’exploitation », a déclaré Sharan Burrow. Et de poursuivre : « En Géorgie, le gouvernement manque systématiquement de garantir les droits des travailleurs et de leurs syndicats. La Géorgie est fréquemment une source de violations et la Société géorgienne des chemins de fer en est une parfaite illustration. Quand des entreprises de l’État répriment les droits des travailleurs, l’activisme et le dialogue avec les syndicats, les entreprises du secteur privé jouissent d’une mainmise absolue sur les travailleurs. »

La Géorgie est signataire de l’Accord d’association avec l’UE, qui est censé aligner le pays sur les valeurs et principes de l’UE. Or le récent manque de respect pour le dialogue social et l’échec à garantir le droit des travailleurs à organiser ou prendre part à des rassemblements ou des manifestations pacifiques donnent une image tout à fait différente. « La situation doit changer sans plus tarder », a ajouté madame Burrow.

Pour plus d’informations, prière de consulter la lettre conjointe CSI/CES/ITF (en anglais)

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