A l’occasion de la journée internationale de la jeunesse de 2014 : le 12 août

La Confédération syndicale internationale (CSI), qui représente 176 millions de travailleurs et de travailleuses dans 161 pays et territoires, célébrera cette Journée internationale de la jeunesse 2014 en mettant l’accent sur : « Un salaire décent pour les jeunes travailleurs et travailleuses ».

Les jeunes représentent un pourcentage significatif de la population mondiale. Ils demeurent une ressource importante pour le développement de la société et représentent non seulement le futur mais également les partenaires d’aujourd’hui. Ils sont, toutefois, fortement touchés par le chômage, le sous-emploi et l’insécurité des revenus.

Le fossé sur le plan économique et en termes de développement entre les pays sous-développés, en développement et développés est plus inquiétant de jour en jour dans la mesure où les jeunes travailleurs/euses continuent de faire face à une baisse sans précédent des salaires et du niveau de vie. Les salaires du segment le plus jeune de la main-d’œuvre ont diminué de manière spectaculaire au cours des dernières années. Les salaires sont faibles indépendamment du niveau d’éducation, des longues heures de travail et des conditions de travail pénibles. Dans certains cas, les jeunes ne perçoivent pas régulièrement de salaire. La situation est pire en ce qui concerne les jeunes sans diplômes d’études, formation ou compétences.

L’incapacité du secteur privé formel à créer le nombre suffisant d’emplois a également amené de nombreux jeunes à se diriger vers l’économie informelle. En l’absence de mécanismes de protection sociale appropriés, les activités informelles deviennent la stratégie de survie de nombreux jeunes, en particulier dans les pays en développement. Un nombre significatif de ces travailleurs/euses sont pris au piège de la pauvreté dans la mesure où ils ne gagnent pas suffisamment pour échapper à la pauvreté et en sortir leur famille. L’absence d’accès à des ressources productives, en particulier le capital, est étroitement liée à l’ampleur de la pauvreté.

Ces facteurs entravent les possibilités des jeunes de participer à l’économie et de vivre au-dessus du seuil de pauvreté. Le coût de la vie en général, notamment le loyer et les services publics, augmentent plus vite que les salaires. Les salaires diminuent ou stagnent. Les jeunes travailleurs/euses sont confrontés à un avenir fait de pauvreté, de faim et de désespoir. Ils se demandent s’il y a de l’espoir pour l’avenir. La situation actuelle semble si affligeante qu’elle pourrait devenir dangereuse tant pour les individus que pour la société dans son ensemble.

En outre, les jeunes travailleurs/euses supportent le poids de la précarité. Les emplois relativement sûrs et bien rémunérés sont largement remplacés par une insécurité d’emploi. Les salaires bas ont non seulement un impact immédiat sur la situation financière des personnes mais les placent également en situation de stress extrême. La prochaine génération pourrait avoir un niveau de vie plus bas que le nôtre si nous choisissions de ne rien faire.

Afin d’optimiser le potentiel et de contribuer au développement social et économique, les jeunes doivent avoir accès à un travail décent et à des emplois bien rémunérés.

Nous exhortons le gouvernement, les employeurs et toutes les parties prenantes à reconnaître les objectifs de la Journée internationale de la jeunesse et à œuvrer pour garantir un travail décent.

La Confédération syndicale internationale (CSI) réaffirme sa ferme volonté d’encourager les jeunes travailleurs et travailleuses à s’organiser. L’organisation renforce le pouvoir des jeunes travailleurs/euses de façonner tant le processus que les résultats. C’est notre journée et le monde a besoin de nous. Élevons notre voix et lançons le débat en vue d’enrichir le dialogue mondial sur le travail décent.

En solidarité,

Nana Koomah Brown-Orleans
Présidente du Comité de la jeunesse de la CSI