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Message des jeunes de la CSI : « Nous avons besoin des syndicats et les syndicats ont besoin de nous »

« Nous sommes jeunes et tous les problèmes qui viennent d’être soulevés concernent tous les jeunes aux quatre coins du monde. Ils doivent être pris en compte et faire partie intégrante des solutions » a déclaré Yemisi Ilesanmi (NLC – Nigéria) à la tête des jeunes délégués qui ont pris la parole lors de la séance plénière du Congrès de la CSI ce vendredi matin.

« Les jeunes travailleurs et travailleuses se sont unis pour lutter pour des emplois décents, une éducation de qualité et dire non au travail des enfants, non aux enfants soldats mais oui à la paix, à la justice et à l’harmonie. La naissance de cette nouvelle Confédération syndicale internationale unie et forte devrait constituer les prémices d’une meilleure représentation des jeunes travailleurs dans les organes de prise de décisions, de leur intégration dans les syndicats à tous les niveaux et dans toutes les structures, et de leur participation à toutes les activités syndicales. Nous lançons un appel à tous les dirigeants syndicaux pour qu’ils soutiennent et promeuvent la participation des jeunes syndicalistes aux structures et activités de la CSI à tous les niveaux (mondial, local, …) ainsi que leur représentation ».

Diasy Walaza (NACTU-Afrique du Sud) : « Sur mon continent, des millions de jeunes femmes et hommes sont sans emploi, pris au piège de la pauvreté. S’ils ont un emploi, les conditions de travail ne sont pas décentes. A la recherche de meilleures perspectives d’emploi, de nombreux jeunes Africains meurent en mer en cherchant à émigrer. En outre, nos jeunes sont victimes du VIH/SIDA. La création d’emplois et de postes décents doit figurer parmi les points prioritaires des agendas de tous les acteurs. Les gouvernements doivent créer un environnement favorable aux emplois décents. Les dirigeants syndicaux doivent nous soutenir pour un meilleur avenir pour les jeunes et donner espoir pour la création d’un meilleur avenir pour le monde ».

Pankaj Sharma (HMS-Inde) : « En Asie, nous perdons nos ressources humaines, telles que les infirmières et les enseignants qui émigrent à la recherche d’emplois décents. Ce sont des millions d’enfants qui travaillent comme domestiques, dans les mines ou dans la rue. Ils fabriquent des chaussures, des vêtements, des aliments, du tabac, des tapis, des produits en métal et d’autres produits à vendre à domicile ou à l’extérieur. Les enfants devraient aller à l’école et non pas travailler ! Les dirigeants syndicaux devaient donner priorité à l’élimination du travail des enfants ; luttons pour un accès à l’éducation libre et de qualité ».

Giancarlo Bermúdez Conde (CEOSL-Equateur) : « Je viens des Amériques où la majorité des travailleurs et des travailleuses sont jeunes et sous-traités. Nous n’avons pas de salaire décent, ni de soins de santé, ni de pension, ni de sécurité d’emploi. Lorsque nous essayons de nous organiser, nous courons le risque d’être licenciés sur le champ. Nous voulons que la CSI reconnaisse notre rôle prédominant et notre initiative lorsque nous essayons d’organiser les travailleurs et les travailleuses de ce secteur en pleine croissance. Ensemble, les jeunes, les femmes et les travailleurs en général, nous pouvons représenter et négocier des conventions collectives afin de libérer de l’exploitation les travailleurs et les travailleuses sous-traités et les orienter vers le syndicalisme ».

Manar Faidi (PGFTU-Palestine) : « Au Moyen-Orient, nous sommes confrontés à une situation politique qui est à l’origine de la guerre, de l’occupation et des divisions. Les jeunes n’ont pas d’opportunités décentes. Les hommes âgés déclarent la guerre alors que les jeunes luttent et souffrent. Nous avons besoin de paix et de justice. Nous voulons la paix et la justice à présent ! »

Jean-Christophe Schuaab (UNIA-Suisse) : « Nous pensons qu’il est important que les syndicats soient des organisations réellement démocratiques. Les pratiques antidémocratiques devraient faire partie du passé ; une plus grande démocratie et transparence font partie du futur. Si les syndicats sont antidémocratiques et ne garantissent pas la participation ni l’élection de jeunes à tous les niveaux et dans tous les organes syndicaux, la jeune génération restera en marge du mouvement syndical ».

Enfin, Yemisi Ilesanmi a lancé un appel à tous les délégués au Congrès de la nouvelle internationale : « Nous représentons à présent votre futur : nous sommes les dirigeants de demain. C’est pourquoi nous devons être vos partenaires aujourd’hui. Donnez-nous une voix ».

Créée le 1er novembre, la CSI représente 168 millions de travailleurs dans 154 pays et territoires et regroupe 306 affiliées nationales. Le nouveau site Web de l’organisation est accessible à l’adresse suivante: www.ituc-csi.org.

Pour de plus amples informations, veuillez contacter le département de presse de la CSI : +43 (0) 664 593 6190.