Bruxelles, le 15 décembre 2008 : La CSI a publié un nouveau rapport concernant les normes fondamentales du travail en Suisse et au Liechtenstein, dont la sortie coïncide avec l’examen de la politique commerciale de ces deux Etats à l’OMC. La CSI y relève, notamment, un manque de protections adéquates pour les travailleurs en Suisse.
D’autre part, elle met en exergue le fait que le Liechtenstein n’a toujours pas rejoint l’OIT, bien qu’il soit un Etat membre des Nations unies. « La situation du Liechtenstein est regrettable », a déclaré Guy Ryder, secrétaire général de la CSI. « L’OIT a amplement fait ses preuves en fournissant aux travailleurs des protections légitimes, utilisées dans tous les pays du monde, des nations les plus riches au moins développées. Elle est le seul organe tripartite de l’ONU à réunir autour d’une même table les gouvernements et les interlocuteurs sociaux. La CSI appelle le gouvernement du Liechtenstein à rejoindre l’OIT et, par-là même, à protéger ses travailleurs et contribuer par ses efforts à la promotion du travail décent de par le monde.
En ce qui concerne la Suisse, qui a ratifié toutes les conventions fondamentales de l’OIT, le rapport signale que certains aspects de la législation nationale ne sont pas conformes aux normes internationales. En particulier, la loi ne prévoit pas la réintégration de syndicalistes licenciés arbitrairement. D’après la CSI, le droit des travailleurs de mener des négociations collectives est sérieusement compromis dans la pratique, et le gouvernement néglige de remédier à ces failles. D’autre part, les autorités fédérales helvétiques ont manqué d’apporter des solutions adéquates aux restrictions persistantes au droit de grève.
Toujours d’après le rapport de la CSI, la discrimination au travail à l’égard des femmes et des minorités non européennes est un problème récurrent dans les deux pays. Les femmes restent sur-représentées dans les postes moins qualifiés, alors que les pouvoirs publics suisses ont reconnu qu’une part substantielle de l’écart salarial entre hommes et femmes salarial entre hommes et femmes est attribuable à la discrimination. Les minorités non européennes sont exposées à diverses formes de discrimination, y compris à l’embauche.
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