La solidarité doit figurer au cœur de la lutte contre le changement climatique

Plus de 90% des populations touchées par les changements climatiques vivent dans les pays en développement. « Ceci implique que les pays plus riches devraient contribuer des moyens financiers aux pays plus pauvres afin de permettre à ceux-ci de s’adapter aux effets du réchauffement climatique. La solidarité doit se trouver au cœur de l’accord relatif à la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) qui découlera du prochain Sommet sur le climat, à Copenhague

Bruxelles, 4 novembre 2009 : Plus de 90% des populations touchées par les changements climatiques vivent dans les pays en développement. « Ceci implique que les pays plus riches devraient contribuer des moyens financiers aux pays plus pauvres afin de permettre à ceux-ci de s’adapter aux effets du réchauffement climatique. La solidarité doit se trouver au cœur de l’accord relatif à la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) qui découlera du prochain Sommet sur le climat, à Copenhague », a indiqué Guy Ryder, secrétaire général de la CSI, à Barcelone, à l’occasion d’une journée de soutien à la transition juste en réponse au changement climatique organisée par la Confédération syndicale internationale (CSI), la Confédération européenne des syndicats (CES) et les centrales espagnoles UGT et CCOO.

Les organisations syndicales qui assisteront au Sommet de l’ONU sur le climat en qualité d’observatrices demanderont aux leaders mondiaux d’œuvrer à l’adoption d’un accord ambitieux pour la réduction des émissions de GES, en tenant compte des recommandations des scientifiques, et de veiller à ce que l’accord en question prévoie une transition juste pour les travailleurs et les populations les plus vulnérables. Que ce soit au plan des conséquences du réchauffement climatique, désormais inévitable, ou de l’élaboration de mesures d’atténuation, il s’agit, à présent, de veiller à ce que les populations et les travailleurs les plus vulnérables ne soient pas desservis.

« La transition juste couvre aussi bien l’utilisation des possibilités –création d’emplois verts, soutenables et décents- que les processus visant à transformer les emplois existants en emplois respectueux de l’environnement », a souligné Ryder.

Le dirigeant de la CSI, qui regroupe en son sein plus de 300 organisations syndicales aux quatre coins du globe, a fait un parallèle avec les vastes sommes d’argent injectées dans les grandes entités financières pour sauver celles-ci de la faillite en insistant sur le fait que « les gouvernements du monde ne devraient pas hésiter à contribuer des moyens financiers importants pour sauver la planète. »

Concernant l’évolution du syndicalisme international dans le contexte de la lutte contre le changement climatique, Ryder a remarqué : « Aujourd’hui, il est possible d’affirmer que la lutte contre le réchauffement de la planète est aussi notre lutte. » A ce propos, Ryder a revendiqué la reconnaissance du rôle des syndicats, tant dans le cadre des négociations en réponse au changement climatique qu’aux termes de l’accord qui découlera du Sommet de Copenhague.

Dans son intervention, Joël Decaillon, secrétaire de la Confédération européenne des syndicats chargé de l’environnement a, lui aussi, insisté sur le fait que la solidarité devrait guider l’accord qui serait conclu à Copenhague, « dans le cadre d’un sommet qui devra être couronné de succès car nous ne pouvons pas nous permettre le contraire. »

Concernant la situation espagnole, le secrétaire général de l’Union générale des travailleurs (UGT), Candido Méndez, a indiqué que la lutte contre le changement climatique peut représenter « une opportunité pour transformer notre modèle de production, sortir de la crise économique et créer de l’emploi. »
D’après Ignacio Fernández Toxo, secrétaire général de la centrale CCOO, la loi relative à l’économie durable annoncée par le gouvernement « sans être la panacée pourrait contribuer à l’établissement d’un cadre pour un nouveau modèle productif fondé sur l’économie verte et la nécessaire transformation des emplois plus traditionnels en emplois durables.

Elena Espinosa, ministre espagnole de l’Environnement et du Milieu rural et marin a prononcé l’allocution de clôture de la journée à laquelle ont également participé Jordi Hereu, maire de Barcelone ; Francesc Baltasar, conseiller à l’Environnement et au Logement du gouvernement de la Generalitat de Catalogne ; les secrétaires généraux de la CC.OO et de l’UGT en Catalogne, Joan Carles Gallego et Josep Maria Álvarez ; Anabella Rosemberg, responsable des politiques de développement durable et d’environnement auprès de la CSI ; Juan López de Uralde, directeur exécutif de Greenpeace Espagne et Francesc Mateu, directeur d’Intermon Oxfam pour la Catalogne et Andorre.


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Photo : Rofi