La COVID-19 doit être classée comme maladie professionnelle

La CSI et ses partenaires du groupement Global Unions lancent un appel pour que la COVID-19 soit classée comme maladie professionnelle afin de garantir une protection accrue sur le lieu de travail, ainsi qu’un accès à l’indemnisation et aux soins médicaux. L’appel est lancé aujourd’hui, à l’occasion de la Journée internationale de commémoration des travailleuses et des travailleurs.

« Bien que de nombreux aspects du virus SARS-CoV-2 n’aient pas encore été clarifiés, une chose est claire: la majeure partie de la transmission survient dans le milieu du travail, notamment les hôpitaux et les établissements de soins, ainsi que sur les lieux de travail où il peut être transmis entre les travailleurs et le public. Il apparaît déjà dans de nombreux pays que les mesures de protection sur le lieu de travail, telles que la distanciation et l’équipement de protection individuelle, sont insuffisantes, voire inexistantes. Les travailleurs et les travailleuses se voient contraints de prendre des risques auxquels ils ne devraient pas être exposés et, dans certains cas, notamment dans les entrepôts d’Amazon, ils font même l’objet de sanctions ou de licenciements pour avoir soulevé leurs préoccupations en matière de sécurité. Classer la COVID-19 parmi les maladies professionnelles est indispensable pour y mettre un terme et réduire la propagation du virus. Cette question devient d’autant plus urgente que certains pays commencent à assouplir les restrictions imposées aux secteurs économiques et aux espaces publics », a déclaré Sharan Burrow, secrétaire générale de la CSI.

La classer comme maladie professionnelle signifierait que, lorsque des travailleurs sont infectés par le virus, on pourra présumer que l’infection est liée au lieu de travail, à moins que des preuves concluantes ne laissent supposer le contraire. Cela permettrait également de renforcer les mesures de santé publique qui sont mises en place et qui évolueront durant les mois et les années à venir.

« Nous lançons également un appel pour que la santé et la sécurité au travail soient considérées comme un droit fondamental au sein de l’Organisation internationale du travail. Cette mesure, en suspens depuis longtemps, accorderait à la protection des travailleurs contre les décès et les maladies la même priorité que la liberté syndicale, la négociation collective et la protection contre la discrimination, le travail forcé et le travail des enfants », a indiqué Sharan Burrow.

Déclaration du Conseil des Global Unions - Le COVID-19 doit être reconnu en tant que maladie professionnelle

https://youtu.be/GdxsIXx6bOI