La communauté indigène au Brésil est confrontée à une expulsion imminente

La Confédération syndicale internationale a exprimé sa profonde préoccupation face aux expulsions qui mettent en danger les membres de la communauté guarani-kaiowá de Laranjeira Ñanderu.

Selon les informations reçues par la CSI, 35 familles de la communauté guarani-kaiowá sont confrontées à une expulsion imminente de leurs terres ancestrales dans l’État de Mato Grosso do Sul, au Brésil. Si elles sont délogées, ces familles se verront contraintes de vivre à côté d’une route très fréquentée à l’extérieur d’une ville voisine, sans accès à l’eau ni à la terre pour semer leurs récoltes.

La CSI a envoyé une lettre au ministre de la Justice, José Cardozo, fournissant de plus amples informations sur la longue histoire des expulsions (en espagnol uniquement).
« Les communautés indigènes ont le droit absolu de rester sur leurs terres ancestrales » a affirmé Sharan Burrow. « Cette longue histoire d’expulsions met en danger leur réelle existence. Le gouvernement brésilien doit remplir adéquatement ses obligations nationales et internationales ».

La CSI, conjointement avec son organisation affiliée CUT, exhorte les autorités compétentes à suspendre immédiatement l’expulsion proposée, à garantir le droit de rester sur les terres ancestrales, à placer au rang de priorité l’identification des terres des guarani-kaiowá de Laranjeira Ñanderu durant le processus d’identification des terres qui a débuté en 2007 et à remplir leurs obligations relatives à la Convention 169 de l’Organisation internationale du travail (OIT), à la Déclaration de l’ONU sur les droits des peuples autochtones et à la Constitution brésilienne, en achevant dans les plus brefs délais le processus des démarcations des terres en cours.