Intro Équateur

L’Équateur est l’un des 10 pires pays au monde pour les travailleurs

En Équateur, les travailleurs et travailleuses qui tentent de constituer un syndicat ou de s’affilier à un syndicat font l’objet de menaces de mort et de licenciements, dans un climat antisyndical généralisé et dangereux.

Les employeurs sont libres de s’ingérer en toute impunité dans la formation de syndicats. Les travailleurs d’Energy & Palma Energypalma S.A., une usine de transformation d’huile de palme, ont reçu des menaces de mort pour avoir essayé de constituer un syndicat. Un syndicat jaune a été créé par l’employeur pour contrecarrer toute tentative de représentation effective. Par ailleurs, 26 personnes employées dans la fonction publique du pays ont été licenciées pour avoir cherché à établir un syndicat.

En plus d’imposer un cadre juridique restrictif aux syndicats, les autorités ont régulièrement rejeté des demandes d’enregistrement de syndicats sans donner d’explication. Le Comité national sur le travail et les salaires, qui devrait fonctionner comme un organe tripartite, a émis des recommandations sur les réformes législatives et les politiques du travail sans la participation des syndicats.

Menaces de mort contre des représentantes des travailleurs du secteur bananier

En octobre 2023, Diana Montoya et ses collègues Maricela Guzmán et Miriam Ternoz, coordinatrices de l’organisation syndicale du secteur agricole et bananier, l’Asociación Sindical de Trabajadores Bananeros Agrícolas y Campesinos (ASTAC), ont signalé qu’elles avaient reçu des menaces de mort suite au travail qu’elles avaient effectué pour le syndicat des travailleurs du secteur de la banane; elles ont critiqué l’incapacité du gouvernement à protéger les travailleurs et dénoncé l’absence permanente d’enquêtes judiciaires efficaces.

Credit: Rodrigo BUENDIA / AFP

In Ecuador, workers attempting to form or join a trade union face death threats and dismissals. The pervasive anti-union climate severely hampers the development of independent and strong trade unions in the country.

Pratiques antisyndicales dans une entreprise de matières plastiques

Tout au long de l’année 2023, l’entreprise de matières plastiques Industrial y Comercial Trilex CA a persécuté et licencié des dirigeants et des membres de la fédération syndicale indépendante Federación Sindical Independiente de los Trabajadores del Ecuador (FESITRAE). Les actions antisyndicales de l’entreprise ont consisté à soutenir la création d’un syndicat jaune, composé principalement de membres de la direction, à ignorer une convention collective négociée précédemment, et à faire pression sur les dirigeants syndicaux pour qu’ils démissionnent en échange d’une indemnité de départ.