Les marchés financiers ont failli dans leur mission première, à savoir le financement de l’économie réelle. Autre aspect fondamental de la crise, les déséquilibres engendrés par l’ouverture des marchés à outrance et la non-intervention des Etats.
Le Forum social mondial (FSM), rassemblement international qui donne lieu à des échanges d’opinions sur la mondialisation, les droits humains et les droits du travail, attire à chaque édition des milliers de participants. Après Nairobi en 2007, il se déroule cette année à Belém, dans l’Amazonie Brésilienne. La CSI y sera plus qu’active cette année, marquée sans conteste par la crise économique et financière internationale.
« Nous sommes ici pour échanger nos points de vue avec la société civile » a déclaré Mamounata Cissé, secrétaire générale adjointe de la CSI. « Ensemble nous devons être capables de faire des propositions pour changer ce mode de croissance économique. Nous voulons un model économique basé sur la redistribution, sur la protection de l’environnement et sur des relations justes entre pays riches et pays pauvres ».
La CSI, la CSA (Confédération syndicale des travailleurs des Amériques) et les organisations brésiliennes CUT, FS et d’UGT organisent à l’occasion du FSM le Forum syndical mondial. il commencera le mercredi 28 janvier dans l’après-midi et prendra fin vendredi 30 janvier. Il sera ouvert à toutes les organisations et à tous les mouvements présents à Belém. Le FSM se tiendra dans les locaux de l’Université fédérale de Para, située au bord du fleuve Amazone. Le Forum syndical aura lieu dans la zone de l’Université consacrée au « Monde du travail » et traitera des thèmes suivants : le Changement climatique et développement durable, La triple crise, l’impact de la migration sur le développement, les droits syndicaux, Commerce et travail décent.
L’alliance pour le travail décent, composée de la CSI, de la CES, de Solidar, du Global progressive forum et de Social Alert, organise également des ateliers à l’occasion du FSM sur les thèmes suivants : une nouvelle architecture financière pour parvenir au travail décent ; Avons-nous les moyens d’établir un Etat providence mondial ? et la campagne travail décent vie décente.
La CSI souligne que dépourvue d’une dimension sociale, la mondialisation a mis en compétition les travailleurs du Nord et du Sud pour l’intérêt des multinationales et des fonds d’investissements privés dont les bénéfices n’ont cessés de croître jusqu’à ce que la crise actuelle de la financialisation ait commencé.
« Un nouveau modèle de croissance doit être développé sans plus tarder, a déclaré Guy Ryder, secrétaire général de la CSI. » Un modèle basé sur la régulation des marchés et qui devra générer une croissance verte, qui développera d’énormes opportunités en matière de création d’emploi. » A-t-il ajouté.
La CSI défend l’idée d’un système économique, écologiquement durable, socialement équitable et géopolitiquement équilibré, qui prendrait en compte les propositions du mouvement syndical et d’autres acteurs de la société civile.
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La CSI représente 168 millions de travailleurs dans 316 organisations affiliées dans 157 pays et territoires.
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