Confirmation de sentence contre une dirigeante syndicale kazakhe, menaces contre sa famille et des représentants syndicaux

La CSI a condamné la décision de la cour d’appel régionale du sud du Kazakhstan confirmant la sentence prononcée contre la dirigeante syndicale Larisa Kharkova comme une décision de nature politique qui va à l’encontre de l’État de droit.

Larisa Kharkova, présidente de la confédération syndicale indépendante KNPRK, a été condamnée à quatre années de restriction de mouvement et à 100 heures de travaux forcés, outre l’interdiction d’occuper toute fonction au sein d’une organisation publique ou non gouvernementale durant cinq ans.

Des représentants syndicaux et même des membres de la famille de madame Kharkova font l’objet d’intimidations. Le 14 septembre, la voiture de son fils fut incendiée alors que des représentants de son syndicat KNPRK ont, eux aussi, signalé des irrégularités dans leurs véhicules et le vol de leurs papiers d’identité.

La secrétaire générale de la CSI, Sharan Burrow, a déclaré : « Outre cette décision judiciaire inique et politiquement motivée, il y a à présent des craintes réelles pour la sécurité de Larisa Kharkova, sa famille et d’autres membres de la KNPRK. Nous appelons le gouvernement du Kazakhstan à cesser sa campagne contre une organisation syndicale persécutée pour le simple fait de défendre les droits des travailleurs et veiller à la sécurité de celles et ceux qui sont menacés et persécutés. Les autorités du Kazakhstan devraient annuler les peines imposées à madame Kharkova et aux autres représentants de la KNPRK, respecter le droit de liberté syndicale de tous les travailleurs du pays et amorcer un dialogue de bonne foi avec la KNPRK pour résoudre les griefs légitimes de ses membres. »

Pour lire la lettre adressée au président du Kazakhstan, Nursultan Nazarbayev