Conférence sur le climat de Marrakech : une réelle avancée en termes de diversification et de transformation économiques et de transition juste, mais il faut davantage d’ambition et de financements

Les syndicats du monde entier se réjouissent de voir les gouvernements faire front commun pour mettre en œuvre l’Accord de Paris sur le climat, malgré la menace imminente du retrait des États-Unis de cet Accord depuis l’arrivée de Trump à la présidence du pays.

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Les syndicats ont salué la détermination des gouvernements pour veiller à la diversification et à la transformation économiques ainsi qu’à une transition juste, notamment en instaurant un « groupe d’experts techniques ».

« Nous saluons également leur volonté de favoriser l’action urgente. Ce sentiment d’urgence doit se traduire par de nouveaux engagements concrets et ambitieux afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre et d’augmenter les financements pour le climat avant 2020. Ce sont nos actions conjointes qui, maintenant, vont déterminer nos chances de succès pour sauver la planète », a déclaré la secrétaire générale de la CSI, Sharan Burrow, depuis Marrakech.

Les syndicats exhortent les gouvernements à garantir que les « Contributions nationales » prennent corps dans des projets transparents centrés sur les droits humains et les mesures de transition juste. La consultation avec les syndicats, les entreprises et les populations locales est indispensable à ce processus. Les mesures de transition juste – notamment les programmes pour l’emploi, qui doivent faire partie intégrante des plans de réduction des émissions de CO2 – sont elles aussi nécessaires à une transition suffisamment rapide, profonde et équitable.

« Nous n’accepterons pas que les travailleurs ou les communautés soient les laissés-pour-compte de la transition » a affirmé Burrow. « Les engagements pris par les gouvernements jusqu’à présent en matière de financement à court et long terme ne suffisent pas. Il faut soutenir les économies à l’aide d’une assistance à l’adaptation et d’un fonds pour le climat qui offrent à tous les pays la possibilité de faire réellement le choix du développement durable, de la diversification économique et d’une transition juste. Les plans de création d’emplois, les investissements dans les infrastructures sociales et physiques, les énergies renouvelables et des processus industriels et de construction moins polluants doivent faire partie du programme.

Ces mesures, associées au recyclage des compétences et au soutien à la réaffectation des ressources, permettront d’assurer une réelle diversification économique parce qu’elles posent les bases d’une économie nouvelle et qu’elles sont essentielles pour donner de l’espoir aux citoyens. Les gens craignent que la transition nécessaire pour réduire les émissions de CO2 et de gaz à effet de serre ne les laisse sur le bord de la route, et il faut lutter contre cette appréhension ».

Les syndicats accueillent favorablement les engagements suivants pris par les gouvernements :

« La transition indispensable à nos économies pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris offre l’opportunité considérable d’améliorer la prospérité et le développement durable ».

La Conférence de Marrakech représente un point d’inflexion important dans notre volonté de réunir l’ensemble de la communauté internationale pour relever un des plus grands défis de notre époque.

En nous tournant désormais vers la mise en œuvre et l’action, nous réaffirmons notre détermination à l’égard de la solidarité, de l’espoir et des perspectives qui s’ouvrent aux générations actuelles et futures ».

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