Changement climatique – Les leaders doivent « aller plus loin »

Alors que la Conférence sur le climat touche à sa fin à Copenhague, le mouvement syndical international a exhorté les gouvernements à « aller plus loin » pour régler leurs différences et agir ensemble afin d’éviter des bouleversements climatiques catastrophiques.

Lors de son intervention, aujourd’hui, à l’occasion de la séance plénière de la Conférence, Sharan Burrow, présidente de la CSI, a salué le soutien exprimé par les négociateurs en faveur d’une transition juste vers un avenir bas carbone en tant que fondement essentiel d’un soutien continu en faveur de l’action sur le climat. Voici, à la suite, le texte intégral de son intervention :

« Aujourd’hui, les leaders internationaux réunis ici à Copenhague ont la possibilité d’écrire une page d’histoire et d’offrir à nos enfants et à nos grands-enfants une chance bien réelle d’accéder à un avenir stable.

Les travailleuses, les travailleurs et leurs familles aux quatre coins du globe sont aux aguets. Ils dépendent de votre adhésion à un accord contraignant qui garantisse une planète habitable, un travail décent et un soutien financier aux plus vulnérables ; un héritage historique, ici-même, à Copenhague, aujourd’hui.

Les syndicats soutiennent les ambitions les plus élevées visant à des objectifs contraignants dans les pays développés et à des mesures ambitieuses au niveau des nations en développement, et ce pour limiter l’augmentation de la température moyenne mondiale à 2ºC ou moins. Nous exhortons les nations à accepter la transparence, pour assurer la confiance moyennant l’adoption finale d’un traité mondial dans le courant du premier semestre de 2010. Il revient aux nations riches de construire la base de cette confiance avec leurs moyens financiers et technologiques et d’impulser, par-là même, un développement bas carbone et des investissements garantissant la résistance aux changements climatiques, l’emploi et le travail décent.

Ces investissements transformeront nos économies et généreront des millions de nouveaux postes cependant que nous nous trouvons engagés dans le processus de reconstruction faisant suite à la dévastation causée par la crise financière mondiale. Il est de notre devoir à tous d’assumer nos responsabilités face à ce défi mondial.

Chers délégués, nous voudrions exprimer notre satisfaction devant le fait que ce processus ait reconnu l’importance de la transition juste en tant que moteur du travail décent et de la création d’emplois de qualité. Nous saluons les Parties qui ont su comprendre le potentiel que recèle ce paragraphe en vue du développement d’un soutien large en faveur d’une action sur le climat.

La Confédération syndicale internationale et ses affiliées attendent de nos Présidents et Premiers ministres et, plus que cela, comptent sur le fait qu’ils sachent laisser de côté leurs différences, se comporter en leaders et aller plus loin pour accomplir leur part de responsabilité. L’échec n’est pas une option pour notre avenir et ne peut donc être une option pour vous. L’histoire jugera ce que vous ferez aujourd’hui mais dans l’immédiat, nous aussi le ferons. »