Alors que les préoccupations liées à l’emploi et aux salaires figurent en tête du programme des ministres du Travail du G20, les dirigeants de ces pays doivent désormais orienter les actions

Les ministres du Travail des pays du G20 G20 The Group of Twenty, or G20, is a forum for international cooperation on the most important aspects of the international economic and financial agenda. It brings together 19 countries and the European Union, which together represent around 90% of global GDP, 80% of global trade and two thirds of the world’s population. , réunis à Beijing, sont convenus d’harmoniser davantage les salaires et la productivité, et de réduire les écarts de rémunération qui se sont creusés dans les pays du G20 G20 The Group of Twenty, or G20, is a forum for international cooperation on the most important aspects of the international economic and financial agenda. It brings together 19 countries and the European Union, which together represent around 90% of global GDP, 80% of global trade and two thirds of the world’s population. . Les ministres ont aussi décidé de renforcer le respect et la couverture des salaires minimums, et de promouvoir la négociation collective. Ils ont réaffirmé les précédents engagements de réduire les écarts entre les hommes et les femmes, et au niveau de l’emploi des jeunes.

Sharan Burrow, secrétaire générale de la Confédération syndicale internationale (CSI), a déclaré que les membres du G20 G20 The Group of Twenty, or G20, is a forum for international cooperation on the most important aspects of the international economic and financial agenda. It brings together 19 countries and the European Union, which together represent around 90% of global GDP, 80% of global trade and two thirds of the world’s population. ont reconnu que les perspectives économiques sont peu réjouissantes pour les travailleuses et les travailleurs, et ont admis qu’il faut créer des emplois. Toutefois, leur décision d’accorder la plus haute visibilité à un programme d’entrepreneuriat à l’ambition faible met en danger la croissance économique.

« Face aux mesures d’austérité et à un modèle commercial qui appauvrit les familles de travailleurs d’un trop grand nombre de pays, les mesures politiques traditionnelles des gouvernements ne fonctionneront pas. Les institutions internationales, y compris l’OCDE, sont d’avis que les salaires doivent augmenter. »

Les ministres du Travail ont reconnu la hausse des inégalités et ont identifié le salaire minimum comme un outil essentiel pour les combattre. Toutefois, la réunion de Beijing a été une occasion manquée de concevoir des politiques pratiques en vue de réaliser les engagements que les dirigeants du G20 ont pris en 2015 pour résoudre les problèmes liés à “la part des revenus du travail et aux inégalités”.

« Les inégalités sont un sujet relevant de l’économie, du travail et de la justice sociale. De ce fait, il est nécessaire que le G20 mette en place des mesures en vue de réduire les inégalités à la fois au sein des pays et entre eux. La réduction des inégalités doit faire partie intégrante du programme économique international », a encore déclaré Sharan Burrow.

Les ministres du Travail du G20 ont reconnu le rôle essentiel des partenaires sociaux – syndicats et employeurs – et ont fait les promesses suivantes :

  • harmoniser les mécanismes de fixation des salaires avec les tendances de la productivité ;
  • réduire les écarts entre les taux d’activité des hommes et des femmes ;
  • réduire le chômage des jeunes ;
  • étendre la couverture des systèmes de protection sociale ; et
  • soutenir le développement des compétences et des apprentissages de qualité.

« L’engagement pris aujourd’hui de réduire les écarts entre les salaires et la productivité offre une base à laquelle les gouvernements des pays du G20 peuvent donner de la substance pour créer un modèle de croissance universelle. Ces promesses des ministres du Travail doivent être entièrement et ouvertement soutenues par les dirigeants du G20 qui se réunissent à Hangzhou en septembre ; elles doivent par ailleurs être intégrées aux différents programmes de travail du groupe », a déclaré John Evans, secrétaire général de la Commission syndicale consultative auprès de l’OCDE.

Les ministres du Travail du G20 ont établi une base solide pour la présidence de l’Allemagne du G20 en 2017 afin que le groupe :

  • veille aux droits au travail le long des chaînes de valeur mondiales et à la diligence raisonnable au sein des sociétés multinationales ;
  • parvienne à accroître la participation des femmes sur le marché du travail et à réduire l’écart salarial entre les hommes et les femmes ;
  • intègre les immigrants et les réfugiés aux marchés du travail en leur garantissant l’égalité de traitement ; et
  • réfléchisse à l’avenir du travail, et aux droits et aux conditions de la main-d’œuvre de l’économie numérique.

« Nous avons commencé à travailler sur ces points avec le gouvernement et les employeurs allemands dans un bon esprit de dialogue social et de partenariat social. Façonner le changement en faisant participer les syndicats permettra de créer des emplois décents, déjà existants et neufs, et de combattre le chômage, surtout des jeunes. Nous avons hâte d’accueillir le mouvement syndical international lors du sommet du L20 à Berlin en mai 2017 », a expliqué Reiner Hoffmann, président de la confédération syndicale allemande DGB à Berlin.

Lors du sommet de Hangzhou de septembre, les dirigeants des pays du G20 devront approuver les nouveaux principes sur des salaires durables figurant dans une annexe de la déclaration ministérielle, et mettre en œuvre effectivement les principes du G20 sur la part des revenus du travail et les inégalités de revenus