Les effets de la crise économique sur le marché du travail et la situation des travailleuses, leur représentation au travail et au sein des syndicats, ainsi que leur rôle essentiel dans le dialogue social et la négociation collective figuraient au nombre des thèmes abordés lors de la conférence. Les principaux orateurs, dont Mme Yanka Takeva (présidente par intérim du Comité des femmes du CRPE), M. Nikolay Nedev (secrétaire exécutif du département du dialogue social et de la négociation collective de la CITUB) et Mme Maria Sotirova (professeur à l’université de Plovdiv), ont précisément orienté leur présentation sur ces thèmes. Lors des séances de débat, presque tous les participants ont pris la parole pour présenter la situation dans leur pays et au sein de leur syndicat, ainsi que pour partager leurs expériences et certaines bonnes pratiques.
Le deuxième jour de la conférence, le Comité des jeunes du CRPE s’était associé au Comité des femmes pour organiser une table ronde spéciale sur les jeunes travailleuses. Elle comportait deux parties: La première partie se concentrait sur les principales tendances ainsi que sur les problèmes et les enjeux essentiels auxquels les jeunes travailleuses sont confrontées en matière de place et de représentation au travail et au sein des syndicats. La seconde partie était consacrée à l’échange d’expériences et de bonnes pratiques entre participants en matière d’avancées concrètes pour les jeunes et les femmes grâce aux conventions collectives au niveau des secteurs et des sociétés. Même si le temps consacré aux présentations et aux discussions était fort court, cette table ronde a été une grande réussite. L’une de ses principales conclusions, soulignée par tous les orateurs et participants, était qu’il fallait absolument que les dirigeants syndicaux s’intéressent efficacement aux préoccupations et aux attentes des jeunes travailleuses et veillent à ce qu’elles participent pleinement aux syndicats.
Dans l’ensemble, la conférence a été un vrai succès et s’est achevée par une série de conclusions et de recommandations qui entendent placer l’égalité de genres en tête des priorités nationales, régionales et internationales Voici quelques-unes des principales priorités identifiées par les participants pour le travail du Comité des femmes du CRPE et de toutes les organisations présentes à l’avenir:
Toutes les organisations devraient intensifier leurs activités au sein de leur confédération/organisation syndicale et participer à des projets nationaux et internationaux communs en vue de protéger les droits des femmes sur les lieux de travail.
Une autre priorité est de fournir des efforts constants pour la création et le maintien d’un dialogue social en tant que véritable mécanisme de coordination des intérêts des partenaires sociaux, avec la participation active des organisations et les réseaux de femmes et de jeunes.
Il faudrait qu’un effort soit consenti pour concevoir une politique commune au niveau national pour veiller à l’égalité et à la protection des droits des femmes, de même que pour formuler des politiques de lutte contre la discrimination grâce à l’organisation d’ateliers sous-régionaux des coordonnateurs du réseau des femmes.
Les comités et les réseaux des femmes devraient aider et soutenir les confédérations syndicales dans leur lutte pour le renforcement de la présence des syndicats dans les microentreprises, les petites et moyennes entreprises où la proportion de femmes employées de façon informelle et sans aucune protection est particulièrement élevée.
Il faudrait des efforts constants pour accroître le prestige des organisations de femmes pour parvenir à l’égalité dans les équipes de négociation, en encourageant et en défendant de bonnes pratiques entre organisations et en travaillant avec les médias en ce sens.
Il est important de renforcer la coopération entre les structures/réseaux de femmes et de jeunes au sein des confédérations syndicales, et d’organiser des actions et des projets communs dans le but principal d’inclure davantage les jeunes dans les problèmes d’égalité.
Les Comités des femmes et des jeunes du Conseil régional paneuropéen devraient organiser des formations pour les femmes, et surtout pour les jeunes dirigeantes syndicales, sur la façon de mener le dialogue social et la négociation collective afin d’améliorer et de défendre les droits des femmes et l’équilibre entre les hommes et les femmes.


